Charles Bonnet
1720 – 1793
Genevoise
XVIIIe siècle
Philosophie naturelle
Charles Bonnet naît à Genève en 1720 et y meurt en 1793. D'abord attiré par le droit, il se tourne rapidement vers les sciences naturelles après la lecture des travaux de René-Antoine Ferchault de Réaumur. Ses premières recherches portent sur l'entomologie. En 1740, il démontre la parthénogenèse chez les pucerons, une découverte qui lui vaut d'être élu correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Il publie ensuite son Traité d'insectologie en 1745, puis s'intéresse à la botanique avec ses Recherches sur l'usage des feuilles dans les plantes (1754). En raison d'une cécité précoce qui l'empêche de poursuivre ses observations au microscope, Bonnet réoriente ses travaux vers la philosophie et la théorie biologique. Il développe la théorie de la préformation des germes et formule l'idée d'une échelle des êtres, reliant la matière inerte aux êtres spirituels. Ses réflexions métaphysiques et psychologiques s'expriment dans l'Essai de psychologie (1754) et l'Essai analytique sur les facultés de l'âme (1760). Dans La Palingénésie philosophique (1769), il expose sa conception de la survie et de l'évolution des êtres vivants après la mort.