Georges Sorel
1847 – 1922
Française
Début XXe siècle
Syndicalisme révolutionnaire
Georges Sorel naît en 1847 à Cherbourg et meurt en 1922 à Boulogne-sur-Seine. Ancien élève de l'École polytechnique, il mène une carrière d'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées jusqu'en 1892, date à laquelle il démissionne pour se consacrer entièrement à la recherche philosophique et sociologique. Lecteur de Karl Marx, de Pierre-Joseph Proudhon et d'Henri Bergson, il devient le principal théoricien du syndicalisme révolutionnaire en France. Sa pensée politique se caractérise par une critique radicale de la démocratie parlementaire et du socialisme réformiste. En 1908, il publie trois de ses ouvrages les plus étudiés : Réflexions sur la violence, Les Illusions du progrès et La Décomposition du marxisme. Il y développe notamment le concept de « mythe » social, illustré par la grève générale, qu'il conçoit comme une force motrice capable de mobiliser le prolétariat. Son parcours intellectuel atypique le conduit à s'intéresser successivement à diverses doctrines politiques, allant du marxisme orthodoxe à un rapprochement temporaire avec le nationalisme intégral, avant de saluer la révolution bolchevique à la fin de sa vie.