Jean-François Marmontel
1723 – 1799
Française
XVIIIe siècle
Lumières
Jean-François Marmontel naît en 1723 à Bort-les-Orgues, en Corrèze. Après des études chez les jésuites, il se tourne vers les lettres et s'installe à Paris en 1745, soutenu par Voltaire. Il débute par l'écriture de tragédies avant de s'orienter vers d'autres genres littéraires. Proche des philosophes des Lumières, il collabore à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, pour laquelle il rédige de nombreux articles consacrés à la littérature et à la poésie. En 1761, il publie ses Contes moraux, qui rencontrent un succès européen. Son roman Bélisaire (1767) suscite la censure de la Sorbonne en raison de son plaidoyer pour la tolérance religieuse. Il poursuit cette critique du fanatisme avec Les Incas, ou la Destruction de l'empire du Pérou (1777). Élu à l'Académie française en 1763, il en devient le secrétaire perpétuel en 1783 et exerce la charge d'historiographe de France. Retiré en Normandie pendant la Révolution, il y rédige ses Mémoires d'un père pour servir à l'instruction de ses enfants, témoignage précis sur la société littéraire de son temps. Il meurt en 1799.