Louisa Siefert
1845 – 1877
Française
XIXe siècle
Parnasse
Marguerite-Louise Siefert, dite Louisa Siefert, naît à Lyon en 1845 au sein d'une famille protestante. De santé fragile, elle souffre très tôt de la tuberculose, une maladie qui influence son existence et son écriture. Encouragée par des personnalités littéraires comme Charles Asselineau, elle publie son premier recueil de poèmes, Rayons perdus, en 1868. Ce livre rencontre un succès public et attire l'attention de critiques tels que Sainte-Beuve, ainsi que de Victor Hugo. Bien qu'elle fréquente les cercles parnassiens, sa poésie conserve une dimension intimiste et romantique. Les événements politiques et militaires de 1870 orientent son œuvre vers un engagement patriotique, illustré par la publication de L'Année républicaine (1869), Les Stoïques (1870) et Les Saintes Colères (1871). Elle y exprime ses convictions républicaines et sa réaction face à la guerre franco-prussienne. En 1876, elle épouse le journaliste Jocelyn Pène. Son état de santé se dégrade et elle s'éteint à Pau l'année suivante, en 1877, à l'âge de trente-deux ans. Ses Souvenirs rassemblent des textes posthumes.