Théodore Désorgues
1763 – 1808
Française
XVIIIe siècle
Poésie révolutionnaire
Joseph-Théodore Désorgues naît à Aix-en-Provence en 1763. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, il abandonne cette voie pour s'installer à Paris et se consacrer à la poésie. Favorable aux idées nouvelles, il s'engage activement dans la Révolution française et devient l'un des poètes officiels de la République. Il compose de nombreux hymnes patriotiques et chants civiques, dont le Chant de guerre, contre l'Autriche et des textes pour les fêtes révolutionnaires, souvent mis en musique par des compositeurs comme François-Joseph Gossec. Ses œuvres, telles que Les Fêtes du génie ou Les Transtéverins ou les sans-culottes du Tibre, reflètent son adhésion aux idéaux jacobins et son anticléricalisme. Sous le Directoire puis le Consulat, ses positions politiques le marginalisent. Opposé à la montée en puissance de Napoléon Bonaparte, il rédige des vers satiriques à son encontre. Cette opposition lui vaut d'être arrêté en 1803. Il est interné à l'hospice de Charenton, où il passe les dernières années de sa vie. Il y meurt en 1808, dans l'isolement. Son œuvre témoigne de la production littéraire et idéologique de la période révolutionnaire.