Louise-Victorine Ackermann
1813 – 1890
Française
XIXe siècle
Poésie philosophique
Louise-Victorine Choquet, dite Louise Ackermann, naît à Paris en 1813. Élevée par un père voltairien, elle développe très tôt un esprit indépendant et se passionne pour la littérature et la philosophie. En 1843, elle épouse le linguiste alsacien Paul Ackermann, ami de Pierre-Joseph Proudhon. Le mariage est de courte durée, son époux mourant de la tuberculose en 1846. Veuve, elle s'installe près de Nice, où elle mène une vie retirée, partagée entre les travaux agricoles et l'écriture. Elle publie d'abord des Contes et Poésies en 1862, puis se tourne vers une poésie plus sombre et réflexive. Son recueil Poésies philosophiques (1871) exprime une vision du monde profondément pessimiste, marquée par le rejet des dogmes religieux et la révolte face à la condition humaine. Ses textes suscitent de vifs débats dans les milieux littéraires de l'époque. En 1882, elle fait paraître un recueil de maximes et de réflexions en prose, Pensées d'une solitaire. Elle meurt à Nice en 1890. Son œuvre, empreinte de rigueur formelle, la rattache souvent au mouvement parnassien.